Ces idées qui collent, part 1 : De la simplicité.

Ces idées qui collent, part 1 : De la simplicité.

15 février 2019 0 Par Elodie Honegger

“Ces idées qui collent” : ce livre est co-écrit par Chip et Dan Heath, deux frères qui ont cherché à percer ce mystère: pourquoi certaines idées vivent, et d’autres, non ? Dan a cofondé une maison d’édition produisant des contenus pédagogiques multimédia, Thinkwell. Chip, professeur à l’université de Stanford, a passé plusieurs années à relever et analyser les idées qui “collent naturellement” : légendes urbaines, théories du complot, rumeurs, proverbes, blagues… Lorsque les deux frères ont réalisé qu’ils s’intéressaient au même problème sous des angles différents, ils ont décidé de démonter le mécanisme des idées qui collent. Et voilà le résultat !

Un livre qui soutient que 6 caractéristiques sont communes aux idées qui collent (sans pour autant être toujours utilisées de manière égale) : simplicité, inattendu, concrétude, crédibilité, émotion, histoire. L’ouvrage est basé sur une foule d’anecdotes et histoires “qui collent”, précisément parce que ce sont des histoires d’échecs et de succès, plutôt que des principes énoncés de manière verticale, de celui qui sait (l’auteur) à celui qui devrait apprendre (le lecteur). Je vous propose de découvrir, cette semaine, la première de ces caractéristiques : la simplicité.

Ces idées qui collent : De la simplicité

À propos de simplicité, je retiens la formule (magique ?) suivante : simple = essentiel + concis.

…Et aussi trois histoires, racontées par les auteurs de “Ces idées qui collent”… (parmi beaucoup d’autres tout aussi passionnantes ! )

1. “Dire trois choses, c’est ne rien dire”.

C’est le conseil reçu par Bill Clinton de la part de ses conseillers lors de la campagne présidentielle de 1992. Son principal conseiller politique, James Carville, a écrit sur un tableau blanc trois phrases à l’attention de l’équipe de campagne. L’une d’entre elles était “It’s the economy, stupid.” (C’est l’économie, andouille”) Une phrase qui deviendrait ensuite le message central de la campagne ayant conduit Clinton à la victoire.

➡️ A retenir ? Pour produire un message “qui colle”, il faut se focaliser sur une idée principale, ne pas se disperser.

2. Le méta-pitche Hollywoodien.

Affiches les dents de la mer et Alien

Ce que les auteurs appellent le méta-pitche est une forme de présentation succincte d’un concept de film, qui s’appuie sur une référence déjà bien connue. Par exemple : le film Speed serait “Die Hard dans un autobus”. Alien serait “Les Dents de la Mer à bord d’un vaisseau spatial”.

➡️ A retenir ? On est plus percutant.e lorsqu’on s’appuie sur une part de connu, dans l’esprit du public.

3. L’intention de commandement.

L’armée américaine consacre énormément d’énergie à préparer des actions et processus. Mais comme l’explique le Colonel Tom Kolditz, responsable de la division des sciences du comportement à l’Académie militaire de West Point, “De nombreuses armées échouent parce qu’elles misent tout sur un plan qui devient inefficace au bout de dix minutes de combat.” C’est pourquoi l’armée a introduit dans les années 80 le concept d’intention de commandement. Il s’agit d’une phrase simple et concise, qui exprime l’objectif prioritaire d’un plan. “À partir du moment où mes hommes savent quelle est l’intention, ils produisent leurs propres solutions”, explique le Colonel.

➡️ A retenir ? L’intention de commandement est un concept très puissant pour manager des équipes et des projets. Pour atteindre un objectif, celui-ci doit être énoncé de manière simple et indiscutablement claire.

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