Didier Wehrli : “garder le contact et diffuser les connaissances”.

Didier Wehrli : “garder le contact et diffuser les connaissances”.

4 avril 2019 0 Par Elodie Honegger
Portrait Didier Wehrli

J’ai récemment eu le plaisir d’échanger avec Didier Wehrli, Délégué général du concours Atout+3 et Directeur délégué du programme Bachelors de l’EM Strasbourg Business School, à propos de son usage des réseaux sociaux. La longueur de l’intitulé vous le fait sûrement pressentir : c’est professionnel bien occupé. Il utilise pourtant les réseaux sociaux de façon quotidienne, sans que cela soit spécifiquement indiqué par sa fiche de poste. Pourquoi consacrer du temps à Twitter, Linkedin ou encore Facebook ? Comment éviter d’être aspiré dans la spirale infernale des contenus partagés toute la journée ?

Quels réseaux sociaux, et pourquoi ?

La quadrilogie gagnante pour Didier Wehrli, c’est un mélange de Facebook, Linkedin, Instagram et Twitter. Facebook est l’origine de toute sa démarche, le premier réseau social qu’il ait investi, et sur lequel il partage encore des lectures et des avis. Parfois un album FlickR, car il est grand amateur de photographie. Les réseaux qu’il investit le plus aujourd’hui sont Twitter et Linkedin. Des outils privilégiés pour suivre et faire connaître les projets professionnels de ses étudiants et étudiantes. Enfin, il y a Instagram. Il en a, dit-il, un usage plus récréatif. “Je suis passionné de photo, alors c’est tout indiqué pour moi…”.

Quelle est la plus grande valeur des réseaux sociaux, pour toi ?

1. Garder contact avec les étudiant·e·s

Les réseaux sociaux apportent-ils vraiment de la valeur au quotidien ? Pour Didier Wehrli, oui, sans aucun doute. C’est en premier lieu une manière de garder contact avec ses étudiant·e·s. Lorsque Didier les rencontre pour faire le point sur leurs projets, il s’inscrit et s’abonne à leurs page web et réseaux sociaux divers, s’assurant ainsi qu’ils aient leur place dans son fil d’actualités.

C’est de la veille professionnelle mais pas seulement : c’est important pour moi de les voir grandir, de pouvoir suivre leurs aventures et choix professionnels.

Didier Wehrli

Récemment, explique Didier, j’ai découvert que Pierre Beck, un ancien du Bachelor, avait lancé “Fox drinks”, une marque de bière pauvre en glucides et faible en calories. Je ne l’avais pas vu depuis deux ou trois ans et je ne serais probablement pas tombé sur cette info sans Linkedin”.

2. Partager expériences et connaissances

J’ai simplement envie de partager ce que j’ai pu engranger, et libre à ceux qui me lisent d’y voir de l’intérêt.

Didier Wehrli

À un niveau plus personnel encore, les réseaux sociaux sont une opportunité pour Didier : celle de partager un peu de l’expérience acquise en 35 ans de carrière.

“J’ai eu la chance de toucher à beaucoup de sujets au cours de ma carrière : la recherche pure et dure en sciences physiques, les ressources humaines, la conception d’outils d’analyse du comportement. J’ai aussi développé des réseaux commerciaux, contribué à la création de formations diplômantes. Je me suis intéressé aux clés de pérennité d’une entreprise… J’ai envie de diffuser tout cela. J’ai une approche que je qualifierais d’humaniste encyclopédiste. Mais c’est presque une démarche égoïste par ailleurs, j’ai simplement envie de partager ce que j’ai pu engranger, et libre à ceux qui me lisent d’y voir de l’intérêt.”

As-tu des conseils pour ceux et celles qui n’ont pas le temps ?

1. Définir des moments dédiés, et ne pas y déroger

Une façon très efficace de ne pas perdre son temps, c’est de définir des moments précis, dédiés à une activité. En dehors des créneaux choisis, Facebook n’existe pas… “J’utilise beaucoup mon mobile le matin et le soir dans le train, avec une mixité entre du pro et du perso. Le troisième moment de ma journée consacré aux réseaux sociaux, c’est le début de ma pause déjeuner. Je vois cela comme une petite récréation. Pendant la journée par contre, je suis plutôt discipliné, je ne me laisse pas interrompre.”

2. Un soupçon d’automatisation

J’utilise IFTTT, une application qui permet de mettre en place des partages systématiques d’un réseau à l’autre, selon les besoins. Dans mon cas, par exemple : mes albums photo FlickR, qui sont envoyés vers Twitter et Facebook. C’est une partie plus personnelle de ma présence en ligne, et j’apprécie le fait de pouvoir très simplement partager ma passion pour la photo.

Didier Wehrli, Merci !!

Photos :

– Jakob Owens on Unsplash

– EM Strasbourg Business School – Bartosch Salmanski

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